Le montant de la taxe prélevée sur les contrats d’assurance pour alimenter le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions va augmenter de 2 euros en janvier.
Une nouvelle hausse de tarifs se profile pour les contrats d’assurance. Elle tiendra cette fois à l’augmentation de la « taxe attentat », prélevée sur les assurances des particuliers (auto, habitation) et des professionnels (locaux, équipements). Selon un arrêté publié fin juillet, son montant va être porté à 8,50 euros par an à compter de janvier 2027, soit une hausse de 2 euros. Cette contribution a déjà été relevée plusieurs fois depuis la terrible vague d’attentats qui a frappé la France il y a dix ans, de 3,30 à 4,30 euros en 2016, puis à 5,90 euros en 2017, et plus récemment à 6,50 euros.
Cette « taxe attentat » est versée au Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI). Créé en 1986, ce dernier indemnise les préjudices physiques, moraux et économiques des victimes d’actes de terrorisme. Sa mission a été élargie aux victimes d’infractions de droit commun (agressions, viols, violences conjugales, etc.). Il intervient notamment lorsque l’auteur ne peut être recherché ou qu’il ne peut lui-même indemniser le préjudice subi…
Ingrid Feuerstein — Extrait du journal « Les Echos » du 10 août 2026
Commentaire RAE
Les pouvoirs publics sont toujours généreux… mais avec votre argent. Élargir la mission du FGTI aux victimes d’infractions de droit commun part d’un bon sentiment. Aussi, quand il faut trouver les fonds, la facilité est de taxer toujours plus les honnêtes gens qui payent leurs assurances…
Il est toujours facile d’être généreux avec l’argent des autres.
Franck DUJARDIN, le 3 septembre 2026
