Climat

Les canicules et mégafeux de l’été mettent en lumière les limites de l’assurance

3 septembre 2026

L’été 2026 a mis en lumière un déficit de protection face aux catastrophes climatiques. Les assureurs ne couvrent pas la totalité des pertes économiques, pourtant en forte hausse.

Après les incendies dévastateurs de l’été, l’exécutif maintient la pression sur les assureurs. Si la profession assumera l’indemnisation des maisons, voitures et autres commerces ravagés par les flammes, ces pertes ne représentent que la partie immergée de l’iceberg. Trains retardés, campings fermés, restaurants désertés, entreprises à l’arrêt, récoltes grillées… les effets des épisodes extrêmes qui se sont succédé cet été ont été multiples. Ces préjudices financiers ne sont souvent pas pris en charge par les assurances traditionnelles. Selon une analyse de Moody’s, alors que les canicules de 2025 en Europe ont causé 43 milliards d’euros de pertes économiques, le coût pour les assureurs était seulement de 500 millions d’euros. Le scénario devrait être proche après le chaos climatique de l’été 2026. Ce déficit de protection pourrait même encore s’accroître, alors que le réchauffement de la planète favorise la multiplication des événements extrêmes, alertent les experts…

Tifenn Clinkemaillié — Extrait du journal « Les Echos » du 27 août 2026

Commentaire RAE

L’assurance ne peut couvrir que des risques aléatoires et quantifiables. À partir du moment où les mégafeux se multiplient, la question de l’assurabilité des dommages et pertes financières qu’ils provoquent se pose.

RAE se tient aux côtés des assurés pour les aider à affronter l’épreuve d’un règlement de sinistre.

Franck DUJARDIN, le 3 septembre 2026

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